Steve Brown est l'homme qui a découvert que Stephen King était l'homme qui écrivait les livres de Bachman. Voici ce qui c'est passé
Quand j'ai reçu un exemplaire promotionnel de La Peau Sur Les Os, je n'avais pas lu plus de deux pages que je me suis dit "soit c'est Stephen King, ou le meileur imitateur du monde". J'ai alors commencé à y envisagé le fait qu'il pouvait s'agit de Stephen King. C'était plus on moins une sorte de jeu, mais rien de bien sérieux; j'ai pris le métro pour aller à la Library of Congress (ndt : la plus grande bibliothèque du monde, se trouvant à Washington, et regroupant des documents sur les droits), pour observer les documents concernant les droits. Tous les livres hormis le plus ancien était enregistré au nom de Kirby McCauley (un gros indice, puisqu'il s'agissait de l'agent de Stephen KING, mais Steve n'était pas son seul client). J'ai presque abandonné à ce moment là puisque la bibliothèque avait juste changé son système pour passer à un système informatique. Mais, pour en être absolument sûr, j'ai insisté auprès d'une des employés pour obtenir en main propre le document. Elle est revenue et me l'a tendu.Il y étais écrit : Stephen KING, Bangor, MAINE. J'ai fais une copie de tous les documents et suis rentré chez moi.
J'admire et respecte Stephen KING, et n'avait aucun désir de lui faire quoi que ce soit qui lui fasses du mal.Alors j'ai fait des copies de tout, et écrit une lettre expliquant mes recherches. Je lui ai dit que je souhaiterai écrire un petit article à ce sujet, mais je précisais aussi que si ça posais un quelconque probleme, il devait me le signaler et je garderai ça sous silence. J'ai envoyé le colis à KING chez Kirby McCAULEY. J'attendais en retour à ne recevoir qu'une petite note.
Deux semaines passèrent. Puis j'ai entendu un appel dans la rgande librairie où je travaillais. "Je voudrais parler à Steve Brown. Vous avez un appel de Steve Brown sur la ligne 5." J'ai décroché et une voix a dit : "Steve Brown? C'est Steve KING. Ok. Vous savez que je suis Bachman. Je sais que je suis Bachman. Qu'allons nous faire à ce sujet? Parlons en."
Il ne m'avait pas traverser l'esprit qu'il m'appelerait, alors je ne m'étais même pas donner la peine de joindre mon numéro ou même nom de la librairie. Il avait passé l'après midi entier à appeler chaque librairie dans la ville Washington à essayer de me trouver!
De toute façon, nous avons parlé quelques temps et il m'a donné son numéro se trouvant sur liste rouge, et m'a demandé de l'appeler le soir. Je suis sortit acheter un magnétophone pouvant etre rattaché au téléphone, et je l'ai interviewé pendant trois soirées à travers le téléphone. Il était très détendu et très amusé. Il ne semblait pas le moins du monde en colère que je l'ai découvert. Il était extrêmement amical, et dit qu'il n'en parlerait à personne d'autre que moi, et mon interview serait la seule longue interview à ce sujet.
Ca m'a pris du temps pour trouver un éditeur. Durant ce temps KIng restait en contact avec moi et me déclara qu'il y avait de plus en plus de personnes ayant lu La Peau Sur Les Os qui le contactait. Finalement, je l'ai publié dans le Washington Post. Depuis lors, ça a fait le tour du monde.
Mon interview (avec tous les mots "crus" que le journal m'a fait enlever) été réimprimé dans le regroupement d'essais sur Stephen KING écrit par Underwood/ Miller : "Kingdom of Fear", pour ceux que ça intéresserait.
Je suis étonné qu'il n'y avait jamais eut de lettres recommandées, ou encore que King m'ai parlé de son plein gré et m'a donné un long entretien de lui même, sans que je le lui demandes. Je pense qu'il savait qu'un jour la vérité éclaterait au grand jour, et il aimait l'idée que ce soit 'un employé de bureau inconnu qui découvre le pot aux roses, plutôt que le New York Times et consorts.
Je ne me suis fait aucun profit du tout. King a mentionné mon nom dans l'introduction de la première édition des Bachman Books, mais ça a depuis disparu dans l'édition actuelle.