Texte à méditer :  La vie est soeur du hasard.   Stephen King (extrait de La ligne verte)

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Ballade tranquille entre amis


Histoire écrite par Grévoris

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Ballade "tranquille entre amis

Cela faisait bien quatre heures que nous marchions, dont au moins deux pour retrouver notre chemin, ma montre avait cessée de fonctionner depuis que nous étions entrés dans les bois. C’était Pete qui avait eut l’idée de cette randonnée en forêt, c’était aussi lui qui nous guidait, ou du moins était-il censé le faire.

Nous étions partis avec nos femmes, bien que cela ne les enchantait pas trop. Marie ne put, comme à son habitude, s’empêcher de faire l’une de ses remarques.

« - Oh ! Attends, je crois que je reconnais cet endroit… Ah oui, c’est normal ça fait au moins trois fois que l’on passe devant ! »

Ce fut précisément ce sarcasme qui mis Pete dans une colère noire.

« - Oh et puis merde ! Tu peux pas te taire un peu ! Regarde Johnny et Lise ne font aucune remarque, il y a des fois où je regrette sincèrement de t’avoir épousée ! »

Le visage de Marie ne put que refléter la vexation et la peine. Elle partit en courant, pas bien loin cependant car j’entendais encore ses pleurs.

« - Je vais la chercher. Déclara Lise.

- Non, laisse la se calmer, elle risque de t’envoyer bouler. Pete avait dit cela comme si elle faisait un simple caprice, Lise semblait prête à le gifler, son regard était noir.

- Non j’y vais et de toute façon elle ne pleure presque plus. »

en effet, ses sanglots se réduisaient à présent à de simples gémissements, puis disparurent.

« - Tu y as peut être été un peu fort, non ? John savait à quel point son ami avait mauvais caractère, après tout ils se connaissaient depuis plus de vingt ans.

- Tu n’as pas idée à quel point je m’en veux Johnny, mais elle m’a poussée à bout, je ne sait pas du tout où nous sommes… il semblait au bord des larmes »

j’allais lui dire que tout s’arrangerai, que l’on finirait bien par retrouver la piste, bien que je n’y croyait plus vraiment, quand un cri nous parvint de la forêt. Je reconnu sans peine la voix de Lise et je me mis à courir dans sa direction, Pete à mes talons.

« - Je suis là John ! Viens vite ! Oh mon Dieu ! »
Quand on arriva auprès d’elle, elle regardait par terre.
« - Marie, chérie, répond moi ! »

Il me fallu quelques secondes pour comprendre ce qui était arrivé. Marie était morte allongée sur le sol, comme si elle avait sauté de plusieurs étages, la tête curieusement retournée et sa jambe gauche tordue de façon à ce que son talon touche presque ses côtes.

« - Marie, je suis désolée ! je t’aime ! Réveille toi ! » Pete entreprit alors un massage cardiaque.

« - Pete arrête ! C’est fini !

- Ferme-là ! C’est ma faute, je dois la ramener ! Appelle du secours ! »

alors que je regardais mon portable, qui ne captais pas, je me suis rendu compte que les secours ne pourraient pas nous rejoindre étant donné que nous n’avions aucune idée de l’endroit où nous nous trouvions.

« - Ca ne sert plus à rien Pete, les secours ne peuvent plus rien pour elle. Lise avait dit cela alors qu’elle venait d’arrêté de pleurer.

- Oh Marie excuse moi…
- Viens Pete…
- Non, il faut au moins l’enterrer, tu m’aideras John ?
- Bien sûr Pete. »
* *
« - On ne devrait peut être pas le laisser seul ?
- Si Lise, il a besoin d’être seul… enfin je crois »

La nuit commençait à tomber, ils allaient vraiment être dans de sales draps, personne n’avait de duvet, j’était le seul à avoir une couverture que l’on avait prit pour le pique-nique. La fatigue commençait à me gagner, Lise semblait aussi épuisée que moi.

Ce fut un bruit retentissant qui me tira de ma torpeur, je n’arrivait pas à déterminer ce que c’était, jusqu'à ce que Lise réagisse.

« - Qui a tiré ? »

Aucun de nous n’avait d’arme, enfin c’est ce que j’aurais dit avant de voir l’arme dans la main de Pete. Le Calibre 45 lui avait explosé le crâne.

« - Oh non Pete qu’a tu fait… » je ne pu m’empêcher de tomber à genoux et de pleurer.

Lise s’agenouilla à mes côtés ;
« - Calme toi John »

Elle ne peut pas te comprendre ! qu’elle aille se faire voir !

Comment avait t’il put pensé cela ? Elle compatissait, c’était aussi son ami et elle venait de perdre Marie.

Ce n’est qu’une garce ! elle se moque de toi !

« - arrête de te foutre de ma gueule !… Oh excuse moi, je n’ai pas voulu…

- ce n’est pas grave, tu est sous le choc. »
Ferme là garce !
J’avais vraiment besoin de sommeil.
« - Allons nous coucher chérie.
- Ca te dérange si je prend la couverture ?
- Non, vas-y. »

Oui tu va te geler pendant qu’elle seras au chaud cette garce!

* *

Il faisait très froid, Lise devait avoir chaud, la couverture était très épaisse.

Va lui prendre la couverture !
Non elle va avoir froid
Tue là ! comme ça elle n’aura pas froid !

Oh mon Dieu, comment ai-je pus pensé ça ! mais non, ce n’est pas moi ! mais qui étés vous !

Je ne suis personne ! je suis la Fin ! et personne n’échappe à ma volonté !

Mon bras, je ne le contrôle plus ! il se tendit devant mon visage, ma main serrait un grand couteau de cuisine, je ne l’avait jamais vu auparavant. Je ne pu m’empêcher de me lever, de me diriger vers ma femme.

Tu as plus résisté que les autres mais tu ne peut pas m’échapper !

Je suis au dessus d’elle, ma main se lève, prête à s’abattre.
Ma femme ouvre les yeux.
« - John, que fait tu ? » elle est paniqué.

« - Désolé chérie, je ne peut pas empêcher la Fin. Je t’aime »

Il est trop tard, je ne contrôle plus rien….


Date de création : 16/06/2007 @ 15:07
Dernière modification : 16/06/2007 @ 15:14
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